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lundi 15 octobre 2018

Pour en finir avec la rumba (2) de la prise de sang impossible à Montreux et résultats d’analyses qui n’arrivent jamais

J'aurais dit des Elus, mais bon...

Honorables lecteurs, le premier épisode de la rumba de la prise de sang impossible, se trouve



Après toutes ces surréalistes démarches pour avoir les délices d’une aiguille dans le bras, il aura donc fallu 21 jours après l’ordonnance pour voir apparaître toutes ailes déployées un ange piqueur permettant d’envoyer une analyse dans un labo.

Mais pour cela il aura fallu déployer des trésors de ressources et de fatigue. N’en pouvant plus d’attendre et de chercher, me suis adressée par mail à un autre médecin à Villeneuve, lui envoyant la demande d’analyse de mon médecin traitant et lui demandant s’il pouvait faire la démarche auprès d’Unilabs puisqu’ils ne voulaient pas m’envoyer une piqueuse à domicile sans cela. Ce qu’il fit avec diligence, merci à lui, en demandant au labo que nous recevions résultats tous les trois, mon médecin traitant, lui et moi. Restait à savoir si je le recevrais vraiment ou pas ce résultat, car systématiquement, même lorsque le médecin le demande et même lorsqu’on demande expressément aux labos de nous envoyer toute copie d’analyse, c’est le plus souvent oublié. Pourtant, c’est notre droit. 

C’est ainsi que je reçus le 3 un téléphone d’une charmante Francesca me disant qu’elle viendrait me piquer le lendemain matin, soit le 4 octobre.

J’appris en outre qu’il y avait 3 infirmières à domicile privées dans la région Riviera Vaudoise, travaillant en collaboration. Pour tous ceux qui chercheraient désespérément à se faire piquer, voici leurs coordonnées :


Je remis à celle-ci l’ordonnance de mon médecin traitant stipulant que les analyses devaient être faites au labo MGD Genève.

Vendredi 12 octobre, n’ayant toujours pas reçu les résultats, je téléphone à MGD Genève pour savoir pourquoi : « Nous n’avons pas de nouvelle demande d’analyse dans votre dossier depuis janvier 2018 ».

J’appelle donc Unilabs Montreux pour leur demander ce qu’ils ont fait avec cette analyse. Ils l’ont faite eux-mêmes contrairement à l’ordonnance de base. Soit. Les questionne alors sur le fait que je n’ai pas reçu les résultats : 

« Nous vous les avons envoyés le lundi 8 octobre »

Vu que rien n’est arrivé dans ma boîte, leur demande de m’en envoyer copie par mail.

« Non, ça, je ne peux pas faire, c’est interdit, notre boîte mail n’est pas sécurisée (sic) et la vôtre non plus (re-sic). Je vous la renvoie par courrier A, vous l’aurez demain ».

Mais rien n’arriva non plus le lendemain, ni le lundi suivant.

Mon médecin traitant étant toujours injoignable, lundi 15 octobre, je téléphone au cabinet du médecin de Villeneuve pour savoir si eux au moins ont reçu ces résultats. Le médecin est absent cette semaine, mais elle me dit que oui et m’envoie sur ma demande ces résultats par mail.

Et je vois dans ces résultats :

- Que le labo m’a envoyé les résultats à une adresse qui n’existe plus depuis 3 ans à Gland, alors que je vis à Clarens et que mon adresse figurait sur la fiche de l’infirmière.

- Je téléphone donc à Unilabs ce même jour pour leur mentionner l’erreur d’adressage. « Ah, ça a dû passer à la trappe ». Pas un mot d’excuse. La politesse se perdrait-elle dans des tubes ?

- Qu’une hépatite E attend depuis le 4 septembre, jour d’une hospitalisation d’urgence à l’étranger, de pouvoir être soignée on ne sait même pas par quoi… et qu’elle attendra jusqu’au 8 novembre, seule date libre chez mon médecin de Villeneuve à défaut de pouvoir contacter mon médecin traitant. Soit : 65 JOURS !!! 


Je déduis de tout ceci que :

- Pour une simple prise de sang il faudra payer 2 factures de médecin et attendre 24 jours pour qu’elle puisse se faire dans ce pays.. J’espère que le Canton de Vaud et le Conseil Fédéral mesureront à leur juste valeur le sens de l’économie.

- Que le CMS Montreux dont les infirmières n'ont pas le droit de faire une prise de sang ne peut fournir l’information d’une infirmière privée à domicile  et vous propose d’aller à l’hôpital la faire alors que vous lui avez expliqué que vous ne pouvez sortir à jeun. Je doute d’ailleurs qu’un hôpital accepte de prendre en charge l’ordonnance d’un médecin privé et un acheminement à un labo privé.

- Qu’une société qui prétend tout simplifier rend toute chose tellement compliquée que c’est ingérable.

- Qu’un labo refuse de venir vous piquer à domicile sans tout un pataquès (alors que je n’ai jamais eu ce problème avec les autres laboratoires) et refuse de vous envoyer vos résultats par mail, idem.

- Que si leur boîte mail n’est pas sécurisée, cela signifie aussi que tout leur système informatique ne l’est pas non plus et que n’importe quel petit malin peut y pénétrer. D’ailleurs leur site ne l’est pas, sécurisé. Google qui sait tout me l'a dit.

- Qu’il est bien prétentieux de me dire que ma boîte mail n’est pas sécurisée, puisqu’en https et que je ne peux même pas y accéder à l’étranger avec un autre fournisseur d’accès ou autre appareil sans que Google m’envoie un code supplémentaire sur un tel que je n’ai pas avec moi (sic) avec en prime un anti-virus fonctionnel en permanence dans mon ordi et 36 avis qu’une personne a tenté de s’introduire dans mes boîtes mails alors que c'est moi ;) En tous cas, elle semble bien mieux sécurisée que la leur.

- Qu’Unilabs a refusé de m’envoyer une de leur piqueuse à domicile sans l’intervention du médecin lui-même retardant d’autant une analyse urgente après hospitalisation en ambulance à l’étranger et une analyse dont je ne recevrai pas les résultats, retardant aussi d’autant un rendez-vous médical possible mettant ma vie en danger avec 36kg au compteur.

- Qu’une multinationale comme Unilabs rachète les petits laboratoires de qualité comme Meditest, sans pouvoir en assurer la même qualité, ni humanité. C’est l’une des raisons pour laquelle nous avions choisi MGD, mais pas la seule. Au nom de quoi ? $$$$$

- Que l’on tue les petits laboratoires comme on continue à tuer les petits commerçants.

Voir article du journal 

Tribune de Genève :

ou Le Courrier ici : 

- Que nous ne sommes pas en Suisse, en 2018, dans le Canton de Vaud, District Riviera Vaudoise, Commune de Montreux, mais encore au Moyen-Age.

J’observe : 

qu’il faudra encore faire le test B et C pour sécurité.

- Qu’après petite visite sur le site de l’OMS et de la Revue médicale suisse, on estime chaque année à 20 millions le nombre d’infections hépatite E, à plus de 3,3 millions les cas aigus.

- Qu’elle a provoqué environ 44’000 décès en 2015, principalement chez les personnes affaiblies, immunodéficientes, femmes enceintes etc..

- Qu’il n’existe aucun vaccin pour ce type d’hépatite, excepté en Chine, mais que les Offices de don du sang vont désormais être obligés de la tester. Le paradoxe médical n’est pas mort lui.

- Qu’il n’y a hélas pas les souches non plus, même à l’étranger, dans les laboratoires homéopathiques, ce qui aurait été la seule solution envisageable pour moi qui suis multi-allergique. Et pour faire cesser les quolibets que j’entends déjà arriver, c’est ainsi que je me suis débarrassée d’une hépatite A vitesse Grand V, il y a fort longtemps.

Je mets les liens ci-dessous pour ceux qui s’y intéressent :

OMS :

Revue médicale suisse :

Mise à jour de la Revue médicale suisse :

Je remercie au passage le labo de la Clinique de la Prairie qui a fait tout ce qu’il pouvait pour rendre la chose possible en préparant les tubes, s’apprêtant à les envoyer à Genève et s’est inquiété de savoir pourquoi aucune infirmière n’était venue les chercher. Hélas, il les aura préparés pour rien. Mais c’est bon à savoir que certains ont encore une conscience professionnelle et sont cordiaux dans les échanges. 

Questions légitimes à nos chers élus responsables de la santé :

1) Un labo est-il en droit de refuser une infirmière à domicile lorsque cela est nécessaire et d’exiger l’intervention du médecin pour cela ? Au pire des cas, si l’assurance en refuse le remboursement, il peut toujours facturer au client qui l’enverra ensuite à l’assurance avec une ordonnance.

2) Un labo est-il en droit de refuser l’envoi d’analyses par mail à un client ? A fortiori lorsque les résultats sont attendus depuis des lustres.

3) Si oui, qui ou quoi l’interdit ?

4) Un laboratoire est-il en droit de faire lui-même des analyses censées être envoyées à un autre laboratoire ?

J’espère recevoir des réponses claires à ces question.

* * *

Qu’y a-t-il en dessous du vernis ? Du vide. Rien que des mots, rien que des maux.


Le Tigre

vendredi 28 septembre 2018

Riviera Vaudoise, prise de sang à domicile pour analyse ? Impossible ! Parcours du combattant



Chers lecteurs et surtout, cher Canton de Vaud,

Après une hospitalisation d’urgence en pays étranger qui m’a obligée à repousser mon retour d’une semaine, m’a rendue encore plus malade, car non-respect des allergies, mais c’est aussi le cas dans nos hôpitaux, mon médecin traitant et spécialiste itinérant, de Genève à Lausanne en passant par la Riviera Vaudoise, vient immédiatement en consultation à domicile le 13 septembre.

Il rédige aussitôt une ordonnance pour analyses complémentaires à faire parvenir au Laboratoire MGD à Genève :


Dans le stress d’une itinérance constante, il oublie de me faire une ordonnance pour prise de sang à domicile. Qui d’ailleurs n’aurait servi à rien, comme on le verra plus loin. Il me dit néanmoins qu’il m’enverra le No de tel d’une infirmière à domicile qu’il n’a pas sur lui.

Handicapée, en moyen auxiliaire pour l’extérieur, très affaiblie, 36 kg au compteur, 86 % de risque fracturaire, 9/6 de tension, un coeur qui n’arrive plus à suivre, et un intestin très rebelle tous les matins, impossible pour moi de sortir à jeun, ni d’ailleurs de sortir le matin tout court.

Je pars en piste sur internet pour trouver une infirmière privée qui pourrait se déplacer. N’en voit point.

13.09.2018 : Je téléphone au Laboratoire MGD Genève pour leur demander s’ils ont un point de collecte dans la région Riviera Vaudoise. Ils n’en ont pas, uniquement sur GE, Nyon-Gland et Fribourg, mais collaborent avec la Clinique de la Prairie régulièrement, mais avec envois uniquement le lundi et me demandent de les appeler pour la prise de sang.

13.09.2018 : J’appelle le Centre médical de la Clinique de la Prairie. L’on me répond que depuis peu, la Clinique ne travaille plus avec les ordonnances des médecins de l’extérieur et que de toutes façons, ils n’ont pas de service d’infirmières pour prise de sang à domicile.

13.09.2018 : Rappel à MGD pour leur expliquer. La médecin chef va me rappeler.

13.09.2018 : La médecin chef de MGD me rappelle, ils sont toujours très corrects, et me donne le No de tel du laboratoire de la Prairie directement. Ils sont toujours en collaboration pour la transmission des analyses.

19.09.2017 : Une amie handicapée, m’envoie le No de tel mobile d’une infirmière à domicile, mais pas son nom. Je l’appelle et l’informe de la nécessité d’une prise de sang à domicile à apporter au labo de la Prairie ensuite.

« Rappelez-moi demain en fin de matinée pour prise de rv et informations ».

20.09.2018 : Je rappelle l’infirmière à 11h15. Répondeur. Je laisse un message lui de demandant de me rappeler. La rappelle encore à 11h49. Sans succès. Très sérieux tout ça.

20.09.2018 : Appel au labo de la Prairie : La médecin chef, très collaborante me demande de lui envoyer par mail une copie de la demande d’analyse, afin qu’elle puisse préparer les tubes qu’une infirmière pourra venir chercher, même le w.e. elle pourra les poser à la réception. Mais la prise de sang doit être faite impérativement le lundi matin, seul jour où ils ont un transfert pour Genève et l’infirmière doit leur téléphoner avant de venir chercher pour les prévenir. Elle me dit en outre, que le labo se trouve dans le bâtiment le plus ancien, la villa au fond du parc.

J’en déduis donc qu’il n’est pas accessible et qu’ils seraient obligés de venir me piquer dehors même si je pouvais m’y rendre à jeun.

20.09.2018 : je retrouve dans mon agenda le tel mobile d’une infirmière de Meditest qui est déjà venue plusieurs fois à mon domicile pour prise de sang. Elle m’informe que le lundi, ce sera son dernier jour de travail, qu’elle est déjà overbookée, car Meditest a été vendu à Unilabs et qu’ils n’ont plus le droit de prendre de nouveaux mandats, uniquement de prendre en charge les dernières prises de sang qui avaient été agendées avant. Elle va néanmoins se renseigner auprès de sa chef pour voir si c’est possible. Elle me demande aussi de lui envoyer par mail la copie de demande d’analyse, ce que je fais.

21.09.2018 : L’infirmière de Meditest me rappelle pour me dire que c’est impossible, ils seraient dans l’illégalité et me conseille de téléphoner à Unilabs directement

21.09.2018 : j’appelle donc Unilabs Montreux : j’explique tout, la téléphoniste me dit que pour une prise de sang à domicile, c’est le médecin lui-même qui doit faire la démarche auprès du labo !, sinon ils ont des problèmes avec les assurances... Lui demande si une ordonnance pour prise de sang à domicile suffirait. Non ! Le médecin doit faire la démarche lui-même. Lui explique que cette ordonnance d’analyse date du 13 et que je n’arrive pas à joindre mon médecin, ni ne peux me déplacer le matin à jeun. Elle ne veut rien savoir. Me demande néanmoins de me déplacer après avoir pris rendez-vous et que les envois ne peuvent se faire à Genève que lundi, mardi, mercredi. Elle a en outre des doutes sur la possibilité d’envoyer en réfrigéré.

21.09.2018 : La médecin chef du laboratoire de la Prairie m’appelle, responsable, inquiète de ne pas avoir vu arriver une infirmière pour prendre les tubes en question. Lui explique que je n’en ai pas trouvé et que je suis désolée pour le dérangement. Elle a repris contact avec MGD qui lui a dit que le tube censé être réfrigéré pouvait rester un jour à température normale, mais pas plus. Un envoi par poste ne serait donc pas possible. Il faut un transfert dans la journée.

27.09.2018 : En désespoir de cause, j’appelle le CMS de Montreux pour leur demander s’ils ont une infirmière à domicile pour une prise de sang. « Non, nos services et infirmières ne sont pas mandatés pour faire des prises de sang ». « Allez faire votre prise de sang à l’hôpital, c’est la seule chose que je peux vous conseiller, nous n’avons pas d’adresses d’infirmières privées ». A jeun ? aller encore plus loin ? Ou devoir payer CHF 180.00 de transport adapté aller-retour avec accompagnant pour une simple prise de sang ?

Ca ne va pas la tête ? Nul ne dit d’ailleurs qu’un hôpital accepterait de piquer et d’envoyer une demande d’analyse à Genève faite par un médecin extérieur.

27.09.2018 : je demande à la Pharmacie de Clarens s’ils ont les coordonnées d’infirmières privées. Non plus. Ils ne sont pas en contact avec les infirmières.

A tout hasard, j’appelle la Clinique CIC qui est près de chez moi, mais ils ne font pas ce genre de transferts et n’ont pas de service d’infirmières à domicile.

J’ai tenté de contacter mon médecin :

par mail, le 21 et le 24 septembre
par sms, 2 x le 13, 1 x le 14, 1 x le 21 septembre
par tel, 2 x le 24, 1 x le 25, 2 x le 26, 1 x le 27 septembre

Il a disparu. Cela lui arrive de temps en temps. Lorsqu’il part en congrès d’allergologie ou en vacances, il ne prend ni téléphone, ni ordi avec lui. S’il avait été en Suisse, il m’aurait répondu ou rappelée.

Nous sommes donc le vendredi 28 septembre, soit 15 jours après l’ordonnance et je n’aurai toujours pas d’infirmière lundi 1er octobre pour venir me piquer.

Je vous raconterai un autre jour comment l’une de mes amies, lourdement handicapée, actuellement domiciliée à Vevey et en fauteuil électrique, avec une sonde et poche d’urine, atteinte d’une infection quelques jours avant de partir en vacances, ne pourra pas se faire changer sa sonde, parce que les infirmières du CMS ne sont pas formées pour le faire !!!

Qu’y-a-t-il de plus simple pour une infirmière que de faire une prise de sang ou changer une sonde ? Qu’apprennent-elles de nos jours ? A faire un pansement ? A compter des pilules à mettre dans une boîte ? N’importe qui qui a quelques notions d’hygiène, est responsable et sait lire peut le faire.

Cela fait des mois que je demande à être introduite auprès du département de neurobiologie de l'UNIL, Dresse Florianne Tschudi-Monnet, spécialisée en outre en toxicologie pour des recherches, ou en neurosciences au CHUV, après une intoxication au mercure de + 5259 % !!! Soit plus de 5 x la dose mortelle et 30 x les normes maximales de l'OMS. Cela m’est refusé depuis des mois, voire des années en immunologie ou génétique aussi et pourtant les séquelles sont nombreuses et beaucoup sont non réversibles. J’y reviendrai si le peu de vie qui me reste le peut.

Hier encore, malaise subit et violent. Mon oeil gauche n’y voyait soudainement plus rien du tout et pourtant c’est celui qui a été opéré de la cataracte et le seul qui voit.

29 ans de combat pour faire respecter ses droits, je n’en peux plus. Je demande d’ores et déjà à mon avocat s’il m’arrivait quelque chose de porter plainte pour moi. Je sais qu’il le fera.

J’espère en tous cas en attendant, que le Canton réagira à cette impossibilité de simple prise de sang et que M. Maillard poussera un dernier coup de gueule salutaire avant son départ. Il laissera un grand vide dans ce Canton. Un vide de droits, un vide d’humanité.


Le Tigre
#balancetonexclusion


mercredi 30 mai 2018

Journée mondiale de la sclérose en plaque 30 mai 2018






Je dédie ce blog à mes deux amies atteintes de SEP en cette journée de reconnaissance de leur maladie ainsi qu’à tous les autres du monde entier.

En espérant que leurs difficultés au quotidien, ainsi que celles de tous les handicapés et PMR s’effaceront un jour devant la voie de la raison dans un esprit de solidarité et d’empathie de nos élus.


où en Suisse ? dois être un peu fatiguée, mais n’ai rien trouvé… sur le site de la


Comme il ne s’est rien passé l’année dernière pour la journée internationale du handicap en Suisse. Vous vous en souvenez ? J’en avais parlé 


Rien ne change, surtout pas les rampes de trottoirs qui vous laissent en miette et l'absence d'accès ;)

Vous êtes magnifiques, intelligentes, stoïques (un peu trop), créatives quand vous le pouvez encore, patientes (trop), souriantes (toujours), bourrées d'humour, mais vos larmes, vos douleurs, leur âme s'en souviendra.

Kina Grannis - Birdsong


Le Tigre




mardi 22 mai 2018

Réponse à Municipalité Montreux (2) - accès clinique CIC Clarens


Chers lecteurs,

suite aux différents blogs accessibilité de Clarens

lettre ouverte du 29 avril 2018 à notre Syndic :

Réponse de la Municipalité de Montreux du 17 mai 2018 ici : 

Réponse à Municipalité de Montreux (1) et Implenia - accès nouvelle déchèterie Clarens

Voici donc l’accès à la Clinique CIC de Clarens (accessible à tous est-il écrit sur la page d’accueil)

Même si les photos se passeraient de mots, vais avoir du mal à m’en priver ;)

Accès EST


Accès OUEST


Seule possibilité d'accès : la route des deux côtés !


Peut-on parler d’accessibilité pendant les travaux vers une Clinique ici ? Certainement pas.

- Pour arriver aux deux accès possibles : Est et Ouest, il faut passer par la route ! Et se retrouver sur des cailloux pour accéder à l’entrée.

Vous imaginez des mamies en rollator ou en cannes, qui de plus voient mal, passer par la circulation sur la route puis des pierres instables pour aller à un rendez-vous chez leur ophtalmologue ?

Vous imaginez des personnes en moyen auxiliaire devoir le faire aussi ? Il y a peu, il n’y avait même pas de rampe pour grimper ces marches.

Moi pas.

Même si la Commune et le Constructeur ont la bénédiction de l’Avacah qui paraît-il suit ce chantier de près, c’est totalement contraire à la loi sur les constructions et les chantiers et ils ne devraient pas l’ignorer. Un accès sécurisé et facile à tous doit être assuré.

Depuis combien de semaines cela dure ? Et pendant combien de temps cela va durer encore ?

Combien coûte la nécessité pour ceux qui devront l'utiliser un taxi ou un transport adapté afin de pouvoir se rendre à une consultation à 150 mètres de chez eux ? Qui va le payer ?

C’est une Clinique ! Avec de nombreux rendez-vous de consultations et de petite chirurgie ambulatoire.

Le Tigre


lundi 21 mai 2018

Réponse à Municipalité Montreux (1) et Implenia - accès nouvelle mini-déchèterie


Cher lecteurs,

suite aux différents blogs accessibilité de Clarens

lettre ouverte du 29 avril 2018 à notre Syndic :

Réponse de la Municipalité de Montreux du 17 mai 2018 : 

Je développerai réponse aux arguments de la Municipalité par volets séparés sur ce blog pour en faciliter la lecture et que mes posts soient le plus courts possibles.

Voici donc : accès à la nouvelle mini-déchèterie

En date du 16 et 17 mai 2018, la société de construction IMPLENIA répondait à mes questions sur twitter. Merci à eux de leur gentillesse et de leur rapidité à réagir et informer.

Tweets et réponses de Implenia :


Selon Implenia, L’Avacah (Association Vaudoise pour la Construction Adaptée aux personnes handicapées) n’a pas fait d’opposition à la tenue de ce chantier. 

Je m’étonne qu’une association subventionnée, à l’excellente réputation et très utilisée par le Canton de Vaud et les Communes n’ait pas vu ceci :

Marche de 12 cm pour passer d’une rangée de containers à l’autre :



Espace largeur de 77cm pour une entrée par les côtés non suffisante pour les moyens auxiliaires électriques et avec accès en biais, même si prochain revêtement de l’asphalte extérieure.

La largeur minimale d'un moyen auxiliaire électrique fait 70cm, il ne reste que 3,5 cm de chaque côté à des handicapés en entrant par les côtés avec des roues en biais... qui vont dévier la trajectoire, des commandes pour les fauteuils qui ne sont pas d'une redoutable précision pour ne pas râper ses pneus à droite et à gauche... en devant en sus s'en retourner en marche arrière. Un peu de bon sens, ne nuit pas.

J'ai marché un peu sur ces plaques de métal et mes maigres 36kg ont réussi à faire s'enfoncer sous les pieds ces plaques instables. J'ai un témoin en cas de contestation. Je n'ose imaginer comment ces plaques réagiraient avec un poids de moyens auxiliaires électriques variant entre 120 et 150 kg, ou sous les pieds d'une mamie en rollator qui s'en trouverait déstabilisée.

Bref, tous les containers de la deuxième rangée seront inaccessibles, dont le principal que nous n’avons pas déjà dans chacun de nos immeubles : celui du verre.

Ceux de la première rangée ne le seront guère plus, car il ne sera pas possible vu la largeur de manoeuvrer pour s'en rapprocher.

Ce qu’il était possible de faire ici, sur cette place :


en prenant beaucoup moins de place et dans le sens contraire, c’est-à-dire Nord-Sud, c’est une déchèterie comme celle de Carouge GE qui aurait été conforme à tous, où l’on entre avec une rampe plate et non des chocs supplémentaires de 3cm, par l’avant, de ressortir par l’autre côté, en pente douce, en passant par le milieu et ayant à droite et à gauche tous les containers possibles nécessaire. Cela aurait permis aux personnes qui n'ont qu'une seule main valide, comme c'est souvent le cas des personnes atteintes de sclérose en plaque ou d'AVC de pouvoir choisir le côté d'entrée sans être obligées de faire marche arrière.


Cette déchèterie de Clarens ne comportant que 5 containers, avec 1 container supplémentaire possible, celle de Carouge GE en comportant une douzaine, en comparaison, elle aurait été de moitié réduite par rapport à cette construction actuelle inaccessible.

La question suivante s’impose donc à la Municipalité de Montreux :

Cette mini-déchèterie a-t-elle pour but de faire disparaître la levée des déchets compost, papier, sacs payants devant chaque immeuble ?

Si c’est le cas, qui va payer les CHF 32.00 de l’heure des aides à domicile qui devront y aller pour 21,6 % de la population tous handicaps confondus ?

21,6 % de la population qui vont inévitablement laisser leurs sacs sur le rebord, à l'air libre, sous la pluie, le vent, avec des papiers qui s'envolent, des bouteilles qui roulent, occasionnant un surcroît de travail à la voirie. Ce qui est d'ailleurs déjà le cas, d'après ce que j'ai vu.

Les handicapés que je connais sont beaucoup plus respectueux du tri que le commun des mortels, malgré la fatigue, les douleurs, les déplacements et les chocs incessants que génère l'urbanisme pour y parvenir. Si vous voulez que l'on continue, il va falloir que les Communes et le Canton nous en donnent les moyens et rendent les déchèteries accessibles.

* * * 

Aucune des autres mini-déchèteries de Clarens n'est accessible, 1 exemple Tavel :


Elles sont toute conçues comme cela.

Pour terminer si, l’Avacah a réellement validé cette construction, je lui demande de venir expérimenter cette nouvelle mini-déchèterie de Clarens avec mon moyen auxiliaire 4 roues (scooter handicapé) ainsi qu’avec le fauteuil roulant électrique de mon amie Cathy.

Je reviendrai sur les autres sujets (accès Clinique CIC, Toilettes handicapés, rampes de trottoirs) dans les blogs suivants.

Le Tigre