vendredi 28 septembre 2018

Riviera Vaudoise, prise de sang à domicile pour analyse ? Impossible ! Parcours du combattant



Chers lecteurs et surtout, cher Canton de Vaud,

Après une hospitalisation d’urgence en pays étranger qui m’a obligée à repousser mon retour d’une semaine, m’a rendue encore plus malade, car non-respect des allergies, mais c’est aussi le cas dans nos hôpitaux, mon médecin traitant et spécialiste itinérant, de Genève à Lausanne en passant par la Riviera Vaudoise, vient immédiatement en consultation à domicile le 13 septembre.

Il rédige aussitôt une ordonnance pour analyses complémentaires à faire parvenir au Laboratoire MGD à Genève :


Dans le stress d’une itinérance constante, il oublie de me faire une ordonnance pour prise de sang à domicile. Qui d’ailleurs n’aurait servi à rien, comme on le verra plus loin. Il me dit néanmoins qu’il m’enverra le No de tel d’une infirmière à domicile qu’il n’a pas sur lui.

Handicapée, en moyen auxiliaire pour l’extérieur, très affaiblie, 36 kg au compteur, 86 % de risque fracturaire, 9/6 de tension, un coeur qui n’arrive plus à suivre, et un intestin très rebelle tous les matins, impossible pour moi de sortir à jeun, ni d’ailleurs de sortir le matin tout court.

Je pars en piste sur internet pour trouver une infirmière privée qui pourrait se déplacer. N’en voit point.

13.09.2018 : Je téléphone au Laboratoire MGD Genève pour leur demander s’ils ont un point de collecte dans la région Riviera Vaudoise. Ils n’en ont pas, uniquement sur GE, Nyon-Gland et Fribourg, mais collaborent avec la Clinique de la Prairie régulièrement, mais avec envois uniquement le lundi et me demandent de les appeler pour la prise de sang.

13.09.2018 : J’appelle le Centre médical de la Clinique de la Prairie. L’on me répond que depuis peu, la Clinique ne travaille plus avec les ordonnances des médecins de l’extérieur et que de toutes façons, ils n’ont pas de service d’infirmières pour prise de sang à domicile.

13.09.2018 : Rappel à MGD pour leur expliquer. La médecin chef va me rappeler.

13.09.2018 : La médecin chef de MGD me rappelle, ils sont toujours très corrects, et me donne le No de tel du laboratoire de la Prairie directement. Ils sont toujours en collaboration pour la transmission des analyses.

19.09.2017 : Une amie handicapée, m’envoie le No de tel mobile d’une infirmière à domicile, mais pas son nom. Je l’appelle et l’informe de la nécessité d’une prise de sang à domicile à apporter au labo de la Prairie ensuite.

« Rappelez-moi demain en fin de matinée pour prise de rv et informations ».

20.09.2018 : Je rappelle l’infirmière à 11h15. Répondeur. Je laisse un message lui de demandant de me rappeler. La rappelle encore à 11h49. Sans succès. Très sérieux tout ça.

20.09.2018 : Appel au labo de la Prairie : La médecin chef, très collaborante me demande de lui envoyer par mail une copie de la demande d’analyse, afin qu’elle puisse préparer les tubes qu’une infirmière pourra venir chercher, même le w.e. elle pourra les poser à la réception. Mais la prise de sang doit être faite impérativement le lundi matin, seul jour où ils ont un transfert pour Genève et l’infirmière doit leur téléphoner avant de venir chercher pour les prévenir. Elle me dit en outre, que le labo se trouve dans le bâtiment le plus ancien, la villa au fond du parc.

J’en déduis donc qu’il n’est pas accessible et qu’ils seraient obligés de venir me piquer dehors même si je pouvais m’y rendre à jeun.

20.09.2018 : je retrouve dans mon agenda le tel mobile d’une infirmière de Meditest qui est déjà venue plusieurs fois à mon domicile pour prise de sang. Elle m’informe que le lundi, ce sera son dernier jour de travail, qu’elle est déjà overbookée, car Meditest a été vendu à Unilabs et qu’ils n’ont plus le droit de prendre de nouveaux mandats, uniquement de prendre en charge les dernières prises de sang qui avaient été agendées avant. Elle va néanmoins se renseigner auprès de sa chef pour voir si c’est possible. Elle me demande aussi de lui envoyer par mail la copie de demande d’analyse, ce que je fais.

21.09.2018 : L’infirmière de Meditest me rappelle pour me dire que c’est impossible, ils seraient dans l’illégalité et me conseille de téléphoner à Unilabs directement

21.09.2018 : j’appelle donc Unilabs Montreux : j’explique tout, la téléphoniste me dit que pour une prise de sang à domicile, c’est le médecin lui-même qui doit faire la démarche auprès du labo !, sinon ils ont des problèmes avec les assurances... Lui demande si une ordonnance pour prise de sang à domicile suffirait. Non ! Le médecin doit faire la démarche lui-même. Lui explique que cette ordonnance d’analyse date du 13 et que je n’arrive pas à joindre mon médecin, ni ne peux me déplacer le matin à jeun. Elle ne veut rien savoir. Me demande néanmoins de me déplacer après avoir pris rendez-vous et que les envois ne peuvent se faire à Genève que lundi, mardi, mercredi. Elle a en outre des doutes sur la possibilité d’envoyer en réfrigéré.

21.09.2018 : La médecin chef du laboratoire de la Prairie m’appelle, responsable, inquiète de ne pas avoir vu arriver une infirmière pour prendre les tubes en question. Lui explique que je n’en ai pas trouvé et que je suis désolée pour le dérangement. Elle a repris contact avec MGD qui lui a dit que le tube censé être réfrigéré pouvait rester un jour à température normale, mais pas plus. Un envoi par poste ne serait donc pas possible. Il faut un transfert dans la journée.

27.09.2018 : En désespoir de cause, j’appelle le CMS de Montreux pour leur demander s’ils ont une infirmière à domicile pour une prise de sang. « Non, nos services et infirmières ne sont pas mandatés pour faire des prises de sang ». « Allez faire votre prise de sang à l’hôpital, c’est la seule chose que je peux vous conseiller, nous n’avons pas d’adresses d’infirmières privées ». A jeun ? aller encore plus loin ? Ou devoir payer CHF 180.00 de transport adapté aller-retour avec accompagnant pour une simple prise de sang ?

Ca ne va pas la tête ? Nul ne dit d’ailleurs qu’un hôpital accepterait de piquer et d’envoyer une demande d’analyse à Genève faite par un médecin extérieur.

27.09.2018 : je demande à la Pharmacie de Clarens s’ils ont les coordonnées d’infirmières privées. Non plus. Ils ne sont pas en contact avec les infirmières.

A tout hasard, j’appelle la Clinique CIC qui est près de chez moi, mais ils ne font pas ce genre de transferts et n’ont pas de service d’infirmières à domicile.

J’ai tenté de contacter mon médecin :

par mail, le 21 et le 24 septembre
par sms, 2 x le 13, 1 x le 14, 1 x le 21 septembre
par tel, 2 x le 24, 1 x le 25, 2 x le 26, 1 x le 27 septembre

Il a disparu. Cela lui arrive de temps en temps. Lorsqu’il part en congrès d’allergologie ou en vacances, il ne prend ni téléphone, ni ordi avec lui. S’il avait été en Suisse, il m’aurait répondu ou rappelée.

Nous sommes donc le vendredi 28 septembre, soit 15 jours après l’ordonnance et je n’aurai toujours pas d’infirmière lundi 1er octobre pour venir me piquer.

Je vous raconterai un autre jour comment l’une de mes amies, lourdement handicapée, actuellement domiciliée à Vevey et en fauteuil électrique, avec une sonde et poche d’urine, atteinte d’une infection quelques jours avant de partir en vacances, ne pourra pas se faire changer sa sonde, parce que les infirmières du CMS ne sont pas formées pour le faire !!!

Qu’y-a-t-il de plus simple pour une infirmière que de faire une prise de sang ou changer une sonde ? Qu’apprennent-elles de nos jours ? A faire un pansement ? A compter des pilules à mettre dans une boîte ? N’importe qui qui a quelques notions d’hygiène, est responsable et sait lire peut le faire.

Cela fait des mois que je demande à être introduite auprès du département de neurobiologie de l'UNIL, Dresse Florianne Tschudi-Monnet, spécialisée en outre en toxicologie pour des recherches, ou en neurosciences au CHUV, après une intoxication au mercure de + 5259 % !!! Soit plus de 5 x la dose mortelle et 30 x les normes maximales de l'OMS. Cela m’est refusé depuis des mois, voire des années en immunologie ou génétique aussi et pourtant les séquelles sont nombreuses et beaucoup sont non réversibles. J’y reviendrai si le peu de vie qui me reste le peut.

Hier encore, malaise subit et violent. Mon oeil gauche n’y voyait soudainement plus rien du tout et pourtant c’est celui qui a été opéré de la cataracte et le seul qui voit.

29 ans de combat pour faire respecter ses droits, je n’en peux plus. Je demande d’ores et déjà à mon avocat s’il m’arrivait quelque chose de porter plainte pour moi. Je sais qu’il le fera.

J’espère en tous cas en attendant, que le Canton réagira à cette impossibilité de simple prise de sang et que M. Maillard poussera un dernier coup de gueule salutaire avant son départ. Il laissera un grand vide dans ce Canton. Un vide de droits, un vide d’humanité.


Le Tigre
#balancetonexclusion


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